Un risque pour le dialogue social


Plus de 90% des employés à Genève ont déjà de facto un salaire supérieur au minimum proposé. L’économie genevoise permet d’offrir des salaires attractifs dans de nombreux domaines. Dans ceux où les marges sont plus limitées et les salaires plus bas, il existe la plupart du temps des salaires minimaux conventionnels, négociés entre partenaires sociaux (syndicat et patronat), qui sont fonction de la réalité économique de la branche. Ces partenaires sociaux se mettent d’accord sur les salaires, mais aussi sur d’autres conditions essentielles de travail, comme par exemple les vacances, les congés, les horaires, les exigences de santé et de sécurité ou d’autres aspects spécifiques à chaque branche.

Dès lors qu’un salaire minimum étatique unique est fixé, un important levier de négociation disparaît. Déconnecté de la réalité des branches, ce salaire unique étatique aura des répercussions négatives sur la négociation de l’ensemble des autres conditions de travail et affaiblira le dialogue entre les partenaires sociaux. Or, cette capacité toute helvétique de dialoguer dans le pragmatisme et avec un esprit constructif est exceptionnelle et nous est enviée par de nombreux pays.




Un risque pour les salaires


Les expériences de salaire minimum dans d’autres pays le montrent : un salaire minimum unique dicté par l’Etat devient rapidement LE salaire de référence. Dès lors, il tire l’ensemble des salaires vers le bas. Pourquoi un employeur paierait-il plus que le minimum imposé ? Comment un employé vulnérable peut-il négocier pour obtenir un salaire plus élevé ? Dans un marché de l’emploi en plein changement et rempli de défis, le salaire minimum devient paradoxalement un facteur de fragilisation supplémentaire pour les salariés les moins bien placés pour défendre leurs conditions de travail.

Les salaires genevois sont les plus élevés de Suisse, qui elle-même se place en deuxième position sur le plan mondial. 90% des salariés genevois ont déjà une rémunération équivalente ou supérieure à celle demandée par les initiants.




Un risque pour l’emploi et les entreprises


Les secteurs et les employés les plus fragiles seront le plus à risque si un salaire minimum est instauré, avec un risque accru de travail au noir. Des employeurs dans des secteurs difficiles ne pourront pas se permettre de payer ce montant, et ce sont les toutes petites entreprises qui seront les plus touchées par une telle mesure : les boulangeries, les commerces de quartier, les artisans, toutes celles qui rendent notre ville plus vivante et nous offrent des services de proximité.





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